TAAROF: c’est une manière de montrer que l’on tient à quelqu’un.
« Befarmaid » : c’est par là que tout commence. Une formule qui sonne comme un coup de baguette magique en persan et qui nous ouvre aux joies du ta’ârof. Befarmaid , signifie « après vous », « servez-vous », « faites comme chez vous »… Tout dépend du contexte.
C’est loin d’être la seule formule consacrée au ta’ârof, et il en existe des dizaines : allant de « pardon de vous montrer mon dos » (quand quelqu’un s’assied devant vous au cinéma, en voiture... par exemple) à « je veux me sacrifier » lors d’un simple échange de services entre amis.
On peut citer le mot, « qabel nadadré» (« ceci n’a pas de valeur ») est une petite spécificité persane. Presque chaque fois que l’on donne de l’argent à un commerçant ou à un taxi, ce lui se fend d’un qabel nadaré avec un geste de la main pour vous signifier qu’il n’accepte pas votre argent. Bien entendu il faut payer.
Le ta’ârof – d’une part la politesse en général et d’autre un moyen d’estomper la jalousie, la méchanceté, ... et d’atténuer la violence que peuvent parfois porter les relations humaines.